Concours NanoArt 10

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Le préfixe du système international d'unités nano- provient du grec νανος (en alphabet latin nanos) signifiant nain. Il représente donc un milliardième de l'unité de base.

Naissance du projet

L’idée du Concours NanoArt en hommage au professeur Tadeusz Malinski est née en 2011, et la première édition a eu lieu en 2012 à la Galerie Roi Doré. Cet événement a deux objectifs :

 

  • Présenter les activités du prof. Tadeusz Malinski au grand public par le biais de l’art.

Les recherches du prof. Malinski, bien que d’une importance majeure pour la science, restent non seulement inconnues d’un large public, mais également difficile à comprendre pour le commun des mortels. L’art – support universel et utilisant un tout autre langage et une manière différente de transmettre son message que la science – devient donc un moyen idéal pour diffuser la connaissance sur les découvertes du professeur Malinski. Pour en savoir plus

 

  • Fournir de nouvelles sources d’inspiration aux artistes

Depuis des siècles, la science constitue une des sources d’inspiration les plus importantes pour les artistes et cette tendance s’est encore renforcée au XXème siècle. Le Concours NanoArt en hommage au prof. Malinski permet d’attirer l’attention des artistes sur les dernières technologies, leur donnant ainsi l’occasion d’inspirer le public au travers de la transformation de données scientifiques et souvent incompréhensibles en une expérience esthétique, spirituelle et presque métaphysique.

 

La première édition du Concours NanoArt en hommage à Tadeusz Malinski a eu lieu en 2012. Pour en savoir plus

Le lauréat de la 1ère édition a été Janusz Kapusta. Pour en savoir plus

 

La deuxième édition du Concours NanoArt en hommage au prof. Malinski s’est déroulée en 2015. Pour en savoir plus

Le lauréat de la 2ème édition a été dr. Katarzyna H. Goldyn. Pour en savoir plus

La troisième édition du Concours NanoArt en hommage au prof. Malinski s’est déroulée en 2017. Pour en savoir plus

Le lauréat de la 3ème édition a été Artur Majka. Pour en savoir plus

Nano et art

History of Nano

Le préfixe du système international d'unités nano- provient du grec νανος (en alphabet latin nanos) signifiant nain. Il représente un milliardième de l'unité de base.

Les nanosciences et nanotechnologies constituent l'ensemble des techniques et des procédés de fabrication et de manipulation de structures (électroniques, chimiques, etc.) à l'échelle du nanomètre. Ces unités correspondent aux milliardièmes de mètre. Dans ce contexte, les nanosciences étudient les phénomènes de la matière aux échelles atomique, moléculaire et macromoléculaire. C'est une dimension dans laquelle les propriétés diffèrent nettement de celles qui régissent à une plus grande échelle.

Histoire de la nanoscience

La naissance et le développement des nanotechnologies datent de la deuxième moitié du XXe siècle ; Richard Phillips Feynman (1918-1988), lauréat du prix Nobel, est considéré comme le premier physicien ayant attiré l'attention sur les possibilités à l’époque encore inexplorées de création et de manipulation de structures, à l'échelle moléculaire et atomique. Le 29 décembre 1959, lors d'une réunion de l'American Physical Society à Caltech (California Institute of Technology à Pasadena, Californie, USA), il a prononcé un discours intitulé « There's Plenty of Room at the Bottom » (que nous pouvons traduire par « Il y a plein de place au fond »), dans lequel il a envisagé la possibilité d'intervenir dans la matière au niveau atomique et les conséquences potentielles de cet acte – depuis la nécessité de créer des microscopes plus puissants jusqu'à, éventuellement, des applications scientifiques, pratiques, voire étant plutôt une curiosité et un divertissement (pendant son discours, Feynman a lancé deux défis aux physiciens présents, (…) dont l’un consistait à réduire des lettres à l'échelle 1: 25 000, ce qui permettrait d'inscrire l'Encyclopaedia Britannica de 24 tomes sur la tête d'une épingle). (…)

Ainsi, bien que cette notion soit apparue dans les considérations de certains scientifiques déjà à la fin des années 1950, la nanotechnologie s'est réellement développée au début de la dernière décennie du XXe siècle. Le professeur Tadeusz Malinski est l'un des pionniers dans ce domaine, en particulier de la nanomédecine, que Feynman avait mentionné dans sa conférence, mais qui, jusqu'aux découvertes du professeur Malinski, demeurait de l'ordre du fantasme plus que de la réalité. (cf. M. Sawczuk, « NanoArt. Voir l’invisible : entre science et art », Galerie Roi Doré 2010-2015. 5 ans de recherche, Paris, Éditions yot-art, 2016)

Professeur Tadeusz Malinski – pionnier de la nanomédecine

Le Professeur Tadeusz Malinski, dont le travail scientifique a inspiré le Concours NanoArt est considéré comme le pionnier mondial de la nanomédecine, notamment grâce à la construction du premier nanobiocapteur pour mesurer in vivo la quantité de molécules d'oxyde nitrique en temps réel dans une seule cellule (1991).

La publication dans la revue Nature (1992) a permis une action à grande échelle de la recherche dans le monde entier sur le rôle de l'oxyde nitrique, ainsi que de l'anion superoxyde et du peroxynitrite dans les systèmes vivants sains ou malades. Cela a été un tournant dans la recherche concernant les maladies civilisationnelles telles que l'hypertension, le diabète ou les maladies neurodégénératives. (...) Les réalisations biomédicales du Professeur Tadeusz Malinski permettent de le décrire comme le créateur du diagnostic et des thérapies au niveau cellulaire. Il fut ainsi le créateur de la nanomédecine. (Prof. dr hab. Roman Kaliszan, Université de médecine de Gdansk)

Cependant, le professeur Malinski est non seulement un homme de science, mais il s'intéresse également à l'art. Enfant, il a appris le dessin et la peinture. Dans les années 70, il a enseigné pendant plusieurs années un cours sur « L'art et la technologie » à l'Académie des Beaux-Arts de Poznan (Pologne). En associant son intérêt pour l’art et la science, il a développé de nouvelles technologies et des nanosystèmes permettant une analyse non-destructive des tableaux. Cela lui a permis de réaliser de nombreuses expertises d'œuvres d'art – avant tout des maîtres anciens – pour les collections privées, musées et maisons de ventes aux enchères. Ces nanocapteurs permettant l’analyse des œuvres d’art, étaient des prototypes d’appareils qu’il a ensuite utilisés pour mesurer l’oxyde nitrique dans les cellules vivantes.
 

Science et art

L’art n’a jamais été indifférent au progrès scientifique : déjà dans l’Antiquité, les philosophes s’intéressaient autant à des questions purement scientifiques qu’à leur influence sur l’art. Aux XXe et XXIe siècles, cette tradition a perduré, comme en témoigne entre autres, l’œuvre de František Kupka (par exemple ses Disques de Newton) ou encore celles de Salvador Dali, qui s’est passionné dans les années 1950 et 1960 pour la structure des acides nucléiques, et en particulier l’ADN. Le progrès et les découvertes scientifiques servaient donc d’une source d’inspiration pour les artistes. Aujourd’hui la nanotechnologie est devenue un nouveau domaine offrant aux artistes de nouvelles sources d’inspiration et permettant une reprise de ce très riche dialogue entre l’art et la science.
 

NanoArt à la Galerie Roi Doré

Dans le sens « traditionnel » de ce terme, NanoArt se réfère aux images obtenues dans le cadre de recherches scientifiques, mais sorties de leur contexte d'origine en raison de leur aspect esthétique

Le Concours NanoArt organisé par la Galerie Roi Doré, est donc une initiative innovante et il permet avant tout de conférer une nouvelle dimension à la notion de NanoArt, en combinant « Nano » – la science dans son sens large, à l'« Art » – l'art au sens classique du terme, c'est-à-dire des œuvres ayant des valeurs esthétique et intellectuelle importantes, créées de manière consciente et soumises uniquement à la créativité et à la sensibilité de l'artiste, indépendamment de ses sources d'inspiration.